• Philippe Auguste - 1180-1223

     

    Philippe Auguste - 1180-1223

    Le renard de Bouvines

     

    Philippe Auguste inaugure la brillante période vécue par la France capétienne au XIIIe siècle. Il monte sur le trône en 1180, à 15 ans à peine; il hérite de son père, Louis VII, un Etat plus puissant que du temps de Louis VI; mais la crise financière demeure, ainsi que le défi des Plantagenêts. Ceux-ci sont beaucoup plus puissants que les Capétiens. Henri II, roi d’Angle­terre depuis 1154, est aussi comte d’An­jou et duc de Normandie; en plus, en 1152, il a épousé Aliénor répudiée par Louis VII; ce mariage lui apporte l’Aquitaine. Pour tous ces fiefs conti­nentaux, il est vassal du roi de France. Bien qu’ayant combattu Louis VII, il ne refuse pas l’hommage à Philippe,» qui peut commencer paisiblement son rè­gne. Le fils d’Henri II, Richard Cœur de Lion, brillant héros, engage la lutte contre Philippe; mais il meurt prématu­rément en 1199. Son frère, Jean sans Terre, lui succède et réussit à conserver l’ensemble de ses possessions, malgré l’opposition de Philippe. Ce dernier, par la procédure de la «commise», lui con­fisque en 1204 la Normandie, l’Anjou et une partie du Poitou, les rattachant au domaine royal. Jean sans Terre, cher­chant une revanche, s’allie à son neveu Otton de Brunswick, candidat au trône impérial, ainsi qu’au comte de Flandre. Mais tous deux sont défaits à Bouvines, le 27 juillet 1214. Si cette victoire est cé­lèbre, elle n’a pas plus d’importance que celle de La Roche-aux-Moines, en Anjou, remportée trois semaines plus tôt contre Jean sans Terre. Dans le même temps, Philippe travaille à créer une bonne administration: il fait déposer le Trésor et les Archives à Paris, qui devient la capitale définitive du royaume; comme les Plantagenêts, il installe dans son domaine des baillis et des sénéchaux, d’abord itinérants, puis à poste fixe; toujours révocables, ils sont les agents obéissants du roi dans la pro­vince: en marge du système féodal, ils créent des structures nouvelles qui ten­dent à transformer les vassaux en sujets. De même, l’armée compte, en plus des nobles, de nombreux mercenaires, plus efficaces et plus disciplinés. Mais tout cela coûte cher et les ressources finan­cières, tirées du seul domaine royal, demeurent insuffisantes. Quand Philippe meurt, en 1223, le bilan de son règne est très positif: l’étendue du domaine royal a triplé; l’autorité du sou­verain est solidement établie. Philippe mérite donc bien son surnom d’Auguste.

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