• Lyautey

    Lyautey

     

    Un technicien de la colonisation

    Louis-Hubert Lyautey naît à Nancy en 1854. Il opte pour le métier des armes, mais préférera toujours l’aventure colo­niale à la vie morne de la caserne métro­politaine.

    Cultivé et ami des lettres, très proche du catholicisme social d’Albert de Mun, ce royaliste légitimiste séduit par son caractère généreux et sa haute idée de sa mission d’officier: avant tout pacifier et civiliser. Il se distingue tout d’abord au Tonkin, avant de seconder Gallieni à Madagascar.

    En 1903, le colonel Lyautey est nommé en Algérie. Il est commandant de la sub­division d’Aïn-Sefra, puis, en 1906, de la division d’Oran. Ses opérations pacifient les confins marocains. En novembre 1903,     il occupe Colomb-Béchar. En 1904,    il installe deux nouveaux postes. De 1905 à 1906, il patrouille dans les steppes qui s’étendent jusqu’à la vallée de la Moulouya. En 1912, il est nommé résident général dans un Maroc en plei­ne révolte.

     

    Un de ses officiers le décrit ainsi: «Sec et étincelant comme la pierre à feu, vif et pétillant d’esprit comme le vin de ses côtes de Moselle... il n’a pas le temps d’être modeste.»

    Très cultivé, artiste, il aime les belles étoffes, les beaux chevaux, les galops effrénés. Avec ses grands burnous sou- tachés d’or, ses selles garnies de peaux de tigre, son allure élégante et fière, il sé­duit les Arabes: «Tu es un fils de chef.»

    Il  s’entoure d’une équipe de jeunes offi­ciers: Gouraud, Henrys, Mangin, Fran- chet d’Esperey... Son activité est peu commune. Il préside des conseils de guerre, des conseils de notables. Il harangue les tribus marocaines. Il multi­plie les projets (ports, ponts, palais). En 1914, en s’appuyant sur un nouveau sultan, Mulay Yusuf, il a pacifié une bonne partie du Maroc. Il utilise ses agents dans les tribus, limitant au mini­mum les opérations militaires. Il est res­pectueux de la spécificité du Maroc, de sa religion, de ses traditions et de ses institutions.

    Quand éclate la guerre de 1914, Lyau­tey reçoit l’ordre de renvoyer en France la plus grande partie de ses troupes et de réduire l’occupation du pays aux ports de la côte. Avec les hommes qui lui res­tent et les réservistes qu’on lui envoie, il se maintient sur ses positions malgré les intrigues allemandes. Il fonde des villes, crée des foires, lutte contre les tribus rebelles. Pendant un court intermède, il est rappelé en métropole afin de succé­der à Gallieni comme ministre de la Guerre. Remplacé par un civil, il retrou­ve le Maroc où il demeure résident géné­ral jusqu’en 1925. Il combat la révolte d’Abd el-Krim tout en poursuivant son œuvre: création d’un port modèle à Casablanca, fondation de Kenitra...

     

    En 1931, trois ans avant sa mort, le maréchal Lyautey organise lui-même, à Vincennes, l’Exposition coloniale inter­nationale, couronnement de l’œuvre française d’outre-mer.

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