• Les Tuileries 1564

    Les Tuileries 1564

    Des pierres où s'inscrit l'Histoire

     

    L’histoire d’un pays s’écrit autant dans la pierre que dans les manuels: raconter les Tuileries, c’est raconter la France. Au XVIe siècle, au lieu dit «la Saison­nière», s’élevait une fabrique de tuiles qui donna son nom à la maison de cam­pagne bâtie, sur son emplacement, par le sieur Neufville de Villeroi. A la mort d’Henri II, Catherine de Médicis installe la cour au Louvre. La proximité des «Tuileries» lui donne l’idée d’y faire construire, par Philibert Delorme, une maison de plaisance à l’italienne, entou­rée d’un parc. Le plan qui est en fait celui d’un gigantesque palais est loin d’être achevé à sa mort. Seuls sont éle­vés alors le pavillon central et les deux galeries adjacentes. Henri IV, peu après son entrée à Paris, entreprend la construction de la Grande Galerie et du pavillon de Flore qui réu­nissent le Louvre aux Tuileries. Le pavillon de Marsan, œuvre de Le Vau, voit le jour sous Louis XIV. Le Nôtre embellit le parc, crée la magni­fique perspective centrale, creuse les bassins, aménage les parterres à la fran­çaise. De 1789 à 1792, les Tuileries abritent Louis XVI et sa famille que les émeu- tiers parisiens sont allés chercher à Ver­sailles en octobre 1789. 1792 est une année tragique pour le vieux palais: envahi une première fois le 20 juin, il est mis à sac au cours de la sanglante jour­née du 10-Août, qui voit le massacre de 600 gardes suisses. Rebaptisées Palais- National, les Tuileries sont occupées, en 1793, par la Convention, puis, en 1796, par le Conseil des Cinq-Cents. Une nou­velle vie de splendeur leur est insufflée par Napoléon qui crée la salle du Con­seil, reconstruit le théâtre, fait élever l’arc de triomphe du Carrousel. A partir de PEmpire et'jusqu’à la fin du règne de Napoléon III, les Tuileries jus­tifient leur vocation de résidence des souverains. Leurs vieux murs témoi­gnent de toutes les convulsions qui agi­tent les institutions de la France: la chute de l’Empire, la Restauration et les Cent-Jours, les Trois Glorieuses et la monarchie de Juillet. Le 24 février 1848, de nouveau, les révolutionnaires enva­hissent les Tuileries. Le gouvernement provisoire émigre au Luxembourg puis à l’Hôtel de Ville. Le pouvoir réintègre le palais avec Napoléon III, à la suite du coup d’Etat du 2 décembre 1851. En 1871, les Tuileries paient un triste tribut à la Commune. Arrosées de goudron et de pétrole, elles sont incendiées par les insurgés. Ce qu’il en reste sera démoli sous la IIIe République. Seuls les pavil­lons de Flore et de Marsan seront reconstruits. Dans leur magnificence, les jardins demeurent un modèle de grâce et de goût, avec la grande allée qui, d’un élan triomphal, s’ouvre sur la perspective des Champs-Elysées.

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