• Le pacte franco-soviétique - 2 mai 1935

     

    Le pacte franco-soviétique - 2 mai 1935

    Un côté inachevé

    Les rapports entre la France el l’URSS restent très mauvais jusqu’en 1930. Après cette date, ils prennent un tour plus favorable. A partir de mai 1931, des conversations commencent entre les deux pays pour améliorer les relations commerciales et conclure un traité de non-agression. Ce traité est signé le 29 novembre 1932, et l’accord commercial, le 11 janvier 1934. Le 2 juin 1934, face à la menace de l’Allemagne hitlérienne, Louis Barthou, ministre des Affaires étrangères fran­çais, présente à Litvinov, commissaire du peuple aux Affaires étrangères, un projet de pacte de l’Est. Ce pacte com­porte deux volets: un traité, dit «A», lie­rait l’Allemagne, L’URSS, la Finlande, l’Estonie, la Lettonie, la Pologne, la Tchécoslovaquie, qui s’assisteraient mutuellement en cas d’agression; un traité, dit «B», serait un pacte d’assis­tance franco-soviétique par le biais de l’adhésion de l’URSS au traité de Locarno et de l’adhésion de la France au pacte oriental. Enfin, une déclaration affirme que le premier et le second trai­té ne sont pas en contradiction avec la Société des Nations et n’entreront en vigueur que lorsque l’URSS sera admise à la SDN. Comme prévu, l’Allemagne et la Pologne refusent de souscrire au traité «A». Mais l’URSS et la Tchéco­slovaquie y adhérant, l’objectif est atteint: une véritable alliance franco- soviétique. Le 18 septembre 1934, l’URSS est admise à la SDN, mais le octobre, Barthou est assassiné à Mar­seille aux côtés d’Alexandre de Yougo­slavie. Il ne peut achever son projet. Son successeur, Pierre Laval, prétend poursuivre la même politique. En fait, il l’édulcore pour ménager l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste. Laval se borne à négocier un traité d’alliance franco- soviétique, auquel adhérerait la Tchéco­slovaquie. Le 5 décembre 1934, un pro­tocole est signé à Genève. Un pacte de l’Est multilatéral est désormais exclu. Le traité franco-soviétique est signé à Paris par Laval et par l’ambassadeur Potem- kine, le 2 mai 1935. Le traité franco-soviétique prévoit qu’en cas de menace d’agression de l’URSS ou de la France par un Etat européen, les deux pays se consulteraient afin de renforcer l’article 10 du pacte de la SDN. Si la SDN décidait des sanctions contre un pays européen coupable d’agression envers l’une des deux puis­sances, l’autre puissance lui prêterait toute son aide. Si la France et l’URSS étaient attaquées sans provocation par un Etat européen, si le Conseil de la SDN n’arrivait pas à prendre une déci­sion à l’unanimité, l’autre puissance lui donnerait «immédiatement» aide et assistance. Un protocole spécial garantit que, dans le cas d’une agression alle­mande, le pacte ne serait mis en vigueur que si l’agression était vérifiée par les puissances garantes du traité de Locar- no: la Grande-Bretagne et l’Italie

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