• Le musée national de la céramique de Sèvres

    Le musée national de la céramique de Sèvres

    Tous les styles, tous les décors

    Fondé en 1824 par le directeur de la manufacture nationale de Sèvres, Alexandre Brongniart, le musée de la Céramique s'est installé en 1876 dans
    les bâtiments élevés à cette date à l'orée du parc de Saint-Cloud. Les pièces exposées offrent au visiteur un panorama très
    complet de la céramique occidentale depuis le Moyen Age. On découvre ainsi successivement les poteries vernissées (Saintonge, Italie, Allemagne),
    les grès du Beauvaisis, des fragments de la « grotte » de Bernard Palissy aux Tuileries, les grès bleus de Saint-Vérain. Suivent des majoliques
    italiennes et françaises, les faïences des délia Robbia et la reconstitution d'une apothicairerie ancienne. À l'étage sont présentées les faïences de
    Delft (xviies.) et de Nevers (xvie-xviie s.), puis les productions de Moustiers (décors Bérain), Rouen (lambrequins, Strasbourg («fleurs
    fines », « décor au chinois »), Marseille (camaïeux jaunes). Les porcelaines sont bien entendu largement représentées : tout d'abord
    la porcelaine tendre de Rouen, Saint- Cloud, Chantilly et Mennecy ainsi que Vincennes et Sèvres avant que ne se développe la porcelaine dure. Puis
    viennent les « saxes » de Meissen (styles « kakiemon » et « imari ») et les pâtes dures de Sèvres, Limoges, Strasbourg, Niderviller. Enfin, deux
    salles présentent (à côté du magasin d'exposition-vente de la manufacture) de superbes pièces des traditions musulmane et hispano-mauresque ;
    à l'étage, une salle est consacrée à la porcelaine d'Extrême-Orient («blancs» du Fou-Kien, «famille verte», «famille rosé»).

    Poterie, faïence et porcelaine
    Le terme de « céramique » recouvre des objets très divers obtenus grâce à des procédés de fabrication distincts. Une «poterie» est un objet en pâte
    argileuse cuite qui reste poreux s'il n'est pas recouvert d'un émail, produit vitreux imperméable. La «faïence» est également à base de
    terre cuite mais cette fois-ci recouverte d'un émail opaque à base d'oxyde d'étain qui lui donne sa coloration blanche caractéristique. La pâte de la
    « porcelaine dure » est vitrifiée dans la masse à haute température (1 400 °C) par adjonction d'un fondant, le kaolin. La matière céramique ainsi obtenue
    est très dure et translucide sous faible épaisseur. Avant l'exploitation du kaolin en France (1769), on fabriquait une « porcelaine tendre » vitrifiée
    grâce à la présence de «fritte», un mélange de sable et de soude. La manufacture nationale de porcelaine de Sèvres se consacre depuis le début
    du xixe s. à la fabrication de porcelaine dure ; toutes les pièces sont rehaussées d'or.

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