• Le maréchal Berthier

    Le stratège de Napoléon

    Le maréchal Berthier

     

    Né dans une famille bourgeoise de Ver­sailles, Louis Alexandre Berthier entre dans l’armée à 17 ans et prend part, sous les ordres de La Fayette et de Rochambeau, à la guerre d’indépendan­ce américaine.

    En 1789, il est major général de la garde nationale de Versailles, puis il s’engage dans les armées de la Révolution et fait campagne en Vendée et en Italie. En 1796, il est chef d’état-major de l’armée, poste qu’il occupe jusqu’en 1814. Bona­parte porte sur lui ce jugement lapidaire: «Berthier: talents, activités, courage, caractère; tout pour lui.»

    Berthier prend part à la campagne d’Egypte et apporte à Bonaparte le sou­tien de l’armée au 18-Brumaire. Sous le Consulat et PEmpire, il assume de hau­tes fonctions: ministre de la Guerre, maréchal d’Empire, grand veneur. En 1807, il est nommé vice-connétable et prince souverain de Neuchâtel; Napo­léon commente au Sénat cette nomina­tion: «En l’élevant à cette haute dignité, nous avons voulu reconnaître son atta­chement à notre personne et les services réels qu’il nous a rendus, dans toutes les circonstances, par son zèle et son talent.»

    En 1808, Berthier épouse la princesse Elisabeth, nièce du roi de Bavière, allié de Napoléon. En 1809, ce dernier lui attribue le château de Chambord, érigé en principauté de Wagram.

    Berthier élabore les plans, la tactique et la stratégie de toutes les batailles de l’Empire, avec la confiance et l’amitié de l’Empereur. En 1814, il se rallie à Louis XVIII qui le nomme pair de France et capitaine d’une compagnie des gardes du corps. Pendant les Cent-Jours, solli­cité de reprendre sa place à l’état-major, Berthier s’abstient, s’en tenant à une stricte neutralité. A la seconde Restaura­tion, il se réfugie à Bamberg où il se donne la mort en se jetant par une fenêtre au cours d’une crise de dépres­sion. On a parlé d’un attentat; en tout cas, sa mort reste mystérieuse.

     

     

    Le chapitre «Campagnes d’Italie» du Mémorial de Sainte-Hélène résume bien l’importance et les limites du maréchal Berthier: «Il était d’un caractère indécis, peu propre à commander en chef, mais possédant toutes les qualités d’un bon chef d’état-major. Il connaissait bien la carte, entendait bien la partie des recon­naissances, soignait lui-même l’expédi­tion des ordres, était rompu à présenter avec simplicité les mouvements les plus composés d’une armée.»

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