• Le coup d’Etat manqué de Boulogne - 5 août 1840

     

    Le coup d’Etat manqué de Boulogne - 5 août 1840

    Un complot éventé

    Depuis Londres où il s’est installé après un bref exil en Amérique, Louis- Napoléon Bonaparte conspire de nou­veau pour s’emparer du pouvoir. Il sait qu’il peut compter sur la plupart des sol­dats de l’Empire encore en service. Mais, en dépit de son nom, le prétendant reste personnellement un inconnu; il ne représente pas une alternative politique aux yeux des Français; aussi mène-t-il une propagande active en publiant une brochure, Les Idées napoléoniennes, et en commanditant des journaux. Louis-Napoléon se gagne de nouveaux partisans dans les rangs de l’armée, au besoin en les achetant. L’émotion que suscite le retour des cendres de Napo­léon Ier va décider son neveu à tenter l’aventure. Les conspirateurs louent un navire anglais et embarquent à Londres le 4 août 1840. Ils sont 56 au total, dont Persigny, Conneau, Parquin, Lombard, Montholon, Voisin, Le Duff et Laborde. Craignant une trahison, Louis-Napo­léon a laissé croire à ses amis qu’on voguerait vers la Belgique, mais c’est à quelques kilomètres de Boulogne que, le 6 août, a lieu le débarquement. Les con­jurés ont revêtu des uniformes français. Cependant, le complot a été éventé par des agents du ministre de l’intérieur Ré- musat. Ce dernier n’en connaît pas les détails, mais il a alerté les autorités du Nord et de l’Est. Les militaires de haut rang qui devaient appuyer Louis- Napoléon sont effrayés: ils ne bouge­ront pas. D’ailleurs, rien ne se passe comme prévu: aux portes de Boulogne, le poste de garde refuse de se rallier au prince. Le chef du peloton parvient à alerter Col-Puygelier, le commandant de la garnison. Les conspirateurs ga­gnent la caserne et font battre le rap­pel. Le prince s’adresse aux soldats: «Nous allons monter à la ville haute et, de là, nous marcherons sur Paris.» Les cris de: «Vive l’empereur!» lui répon­dent, mais Col-Puygelier arrive sur les lieux. Louis-Napoléon l’exhorte: «Soyez des nôtres et vous aurez tout ce que vous voudrez.» L’officier refuse. Dans le tumulte qui s’ensuit, le prince tire inconsidérément un coup de feu qui désoriente ses fidèles et les fait refluer. Quant à la troupe, les officiers la repren­nent en main. Les conjurés tentent enco­re de s’emparer de la ville haute, mais en vain! L’échec est complet. Louis- Napoléon refuse de s’enfuir: «C’est ici que je dois mourir.» On arrête les cons­pirateurs. La presse ironise sur cette piteuse aventure. Jugé par les pairs, le prince est condamné à la réclusion per­pétuelle et emprisonné au fort de Ham

    « Les quatre sergents de La Rochelle - 1822Le massacre de la rue Transnonain - 14 avril 1834 »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :