• Le «Concorde»

    Le «Concorde»

    «A la vitesse d'une balle de fusil»

     

    Ils seront bientôt 200000 qui auront franchi le mur du son avec Concorde, sans même s’en apercevoir, si ce n’est qu’à l’arrivée ils peuvent dire: «Déjà!» Les passagers de cet avion de prestige sont à 80% des hommes d’affaires. Evi­demment, Concorde leur apporte un considérable gain de temps, donc d’argent. Qu’importe à cette majorité de voyageurs le prix du voyage en subso­nique (20% de plus que le tarif première classe). Les particularités extérieures du Con­corde sont caractéristiques: fuselage effilé, aile delta et nez basculant fin et pointu. Le fuselage (62,10 m de long, 2,87 m de large, 3,33 m de haut) permet aux 185 tonnes à pleine charge de la machine de pénétrer facilement l’at­mosphère. L’aile de Concorde — aile néo-gothique, une variante de l’aile delta offre un compromis entre le vol supersonique et le vol à basses vitesses: voilure à forte flèche, faible épaisseur, faible allongement pour le vol superso­nique et, l’aile et le fuselage ne faisant qu’un, rigidité structurale suffisante pour les faibles vitesses, les décollages, les atterrissages. Avec l’aile néo-gothi­que, Concorde n’a pas besoin d’empen­nage horizontal. Le nez fin et pointu assure une meilleure pénétration dans l’air. Très long, le nez de Concorde est mobile. Il s’abaisse aux décollages et aux atterrissages car, pen­dant ces deux manœuvres, Concorde se cabre comme le font certains oiseaux; d’où la nécessité du nez mobile déga­geant ainsi une meilleure visibilité aux pilotes. Les spécificités du vol supersonique inci­tèrent les constructeurs à trouver des matériaux nouveaux et des techniques nouvelles: alliage spécial d’aluminium résistant aux contraintes thermiques (-56° C à l’extérieur, mais température du nez s’élevant à 128° C sous l’effet du frottement de l’air), qualité du verre obtenue par trempe chimique, entrées d’air des réacteurs commandées par de quadruples calculateurs électroniques, freins en fibre de carbone d’une longévi­té cinq fois supérieure au frein d’acier, commandes électroniques... La vitesse de Concorde en croisière supersonique est de 2200 km/h (Mach 2). L’avion peut atteindre la vitesse du son (1100 km/h, Mach 1) en moins d’un quart d’heure. La durée des étapes de Concorde reste toujours en dessous de quatre heures, ce qui procure une notable économie de fatigue. Malgré toute cette technique raffinée, l’exploitation de Concorde — un pro­duit voulu par deux gouvernements, la France et la Grande-Bretagne — ne peut, et de très loin, renoncer à l’aide des pouvoirs publics. Les frais de carbu­rant entrent pour un tiers dans les coûts d’exploitation de Concorde. En revan­che, le succès commercial de Concorde Air France s’est confirmé en 1979: 91475 passagers et un coefficient d’occupation de 71,3% sur la ligne Paris-New York (3 h 30 de vol).

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