• Le château de Loches - 1205

     

    Le château de Loches - 1205

    Un des bastions de la France

    Citadelle où prit forme le redressement de la France à l’époque funeste de la guerre de Cent Ans, le château de Loches, de tout temps lié aux destinées du pays, a été définitivement reconquis par Philippe Auguste en 1205. Forteres­se de premier plan dans la guerre contre les Anglais, il sert aussi de résidence royale sous Charles VIII et Louis XI. Situé sur la rive gauche de l’Indre, au débouché d’un vallon latéral, il domine, de son enceinte de 2 km en forme d’ellipse allongée et dans laquelle on pé­nètre par la Porte royale, la ville avoisinante étagée sur la colline. Deux parties le composent: le Logis royal, le donjon; citons aussi l’église Saint-Ours du XIIe siècle, restaurée au XIXe siècle. A la pointe nord de l’enceinte, le Logis royal comprend deux éléments: le pre­mier, au sud, datant de Charles VII, présente ses créneaux et ses tourelles; le second, au nord, date de Louis XII et montre, par ses décorations et ses lucar­nes, l’évolution de l’architecture vers la Renaissance. Avec celle de Jeanne d’Arc, deux ombres féminines glissent le long des murailles: celle de la belle Agnès aimée par Charles VII, la «Dame de Beauté», morte à Jumièges en 1450; son tombeau se trouve au bas d’une tour ronde isolée, * au-devant du Logis Charles VII. Deux agneaux figurent aux deux extrémités de la statue gisante attribuée à Jacques Morel. A la pointe de la partie Louis XII se dresse l’oratoire d’Anne de Bre­tagne, épouse de deux rois auxquels, en dot, elle apporta la Bretagne. Le donjon, monument typique d’archi­tecture militaire de la fin du XIe siècle, est formé de deux rectangles accolés; l’un, flanqué de contreforts, a 37 m de hauteur; l’autre n’a que 25 m et des dimensions diminuées de moitié. Au cours du XIIe siècle, deux murailles concentriques se développent à l’est, au sud et à l’ouest. Louis XI fait construire, pour remplacer le donjon roman, la Tour ronde ou Tour neuve à l’angle nord-ouest, reliée au château par deux courtines dont l’une a disparu. A la par­tie inférieure se trouve une salle à cou­pole hémisphérique; au premier étage, la salle de la Question se compose de deux salles superposées; la salle des Gardes occupe celle du haut. Des légendes s’attachent à ces cachots; les véritables sont situés dans le roc, à l’angle sud- ouest de l’enceinte. A ces souvenirs sinistres de Louis XI sont attachés les noms de Ludovic Sforza et du comte de Saint-Vallier, père de Diane de Poi­tiers, compromis dans l’afTaire de la tra­hison du connétable de Bourbon.

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