• Le château d’Azay-le-Rideau - 1518

    Le château d’Azay-le-Rideau - 1518

    Un bijou dans un écrin de verdure

    Dans un site charmant et romantique, bordé par l'Indre aux eaux constellées de nymphéas et baignées de verdure, élégant logis bâti en partie sur pilotis, le château d’Azay-le-Rideau traduit l’évo­lution d’une architecture qui passe réso­lument de la forteresse médiévale à la résidence d’agrément. Son histoire est analogue à celle de Che- nonceaux: un financier, Gilles Berthelot, acquiert la seigneurie d’Azay et y fait construire une demeure dont son épouse influence fortement la décoration et l’agencement. Si la tradition gothique subsiste, l’esprit est différent: les tours de défense, le chemin de ronde et les mâ­chicoulis deviennent objets de décora­tion. Ce château, d’ailleurs inachevé, est de conception simple: deux corps de logis disposés en équerre; à chaque angle, une tourelle en encorbellement, aux étages garnis de fenêtres encadrées de pilas­tres; au-dessus des combles, des lucar­nes surmontées de coquilles et de fron­tons sculptés. Une pièce maîtresse: le grand escalier; ses rampes sont droites et parallèles, voûtées de caissons régu­liers garnis de médaillons où apparais­sent des personnages à l’antique; à chaque demi-étage, un palier calibré par une double baie qui brise la symétrie de la façade. Celle-ci est décorée à l’italien­ne: pilastres, colonnettes, niches, frises et arabesques se superposent; au pre­mier et au dernier étage ressortent, en vis-à-vis, la salamandre de François Ier et l'hermine de Claude de France, cette dernière assortie de la devise: «Un seul désir». Comme Chenonceaux, Azay-le-Rideau. construit en pierres blanches, briques et ardoises, se distingue par son harmo­nieuse régularité et son accord parfait avec le milieu naturel; le goût délicat et le sens de la mesure qui président à l’ensemble sont proprement féminins. Tout en exprimant l’originalité de la Renaissance française, Azay-le-Rideau fait revivre une société ouverte à la beauté et au luxe, où des femmes, nobles ou non, vraies patriciennes de la culture, jouent un rôle distingué; c’est l’époque où s’épanouit la poésie lyrique d’un Ronsard ou d’un du Bellay. Le charme tranquille de cette demeure ne doit pas faire oublier les péripéties de son histoire. Gilles Berthelot, compro­mis dans un scandale financier, doit s’enfuir pour échapper au gibet; il mour­ra en exil et François Ier, ayant confis­qué Azay, le donne à son capitaine des gardes. Puis de nombreux propriétaires se succèdent. En 1870, pendant la guer­re franco-allemande, le prince Frédéric- Charles de Prusse y loge. Un jour, un lustre étant tombé sur sa table, le noble conquérant croit à un attentat et le châ­teau échappe de justesse à la destruc­tion. Finalement, en 1905, l’Etat rachète Azay pour 200000 francs.

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