• La troisième guerre de religion

     

     

    La troisième guerre de religion

     

    «Le cerf est aux toiles, la chasse est préparée»

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    La paix de Longjumeau (23 mars 1568) et l’édit d’Amboise ne sont guère via­bles; seules l’humiliation de Catherine de Médicis et la lassitude des protes­tants les ont rendus possibles; de plus, sapés par la pression de l’Espagne et du pape, ils ne peuvent être qu’un prélude à des affrontements décisifs.

    Un complot contre les chefs protestants Condé et Coligny annonce la rupture: tout est prêt pour s’emparer d’eux: «Le cerf est aux toiles...» Mais, en septembre 1568, les deux meneurs quittent Noyers sur Serein et gagnent La Rochelle. Ils y sont rejoints par Jeanne d’Albret et par son fils Henri de Navarre. La Rochelle, ouverte sur les îles et sur l’Angleterre, devient la capitale de la Réforme protes­tante. Condé et Coligny dénoncent, dans un manifeste, les agissements de la reine mère. Une bulle du pape met à la disposition du pouvoir les biens du cler­gé pour la défense de la sainte religion. L’édit du 28 septembre 1568, qui abolit les concessions de celui d’Amboise, constitue le premier acte de la guerre. Un accord étroit s’instaure entre la France et l’Espagne. Le jeune duc d’Anjou est nommé lieutenant général, avec Tavannes et Sancas pour adjoints. La guerre commence mal pour les pro­testants qui subissent deux défaites, l’une à Jarnac le 13 mars 1569, où Con­dé, fait prisonnier, est tué par les gardes du duc d’Anjou, l’autre à Moncontour, le 3 octobre, où Coligny est blessé.

    Les conséquences de ces événements sont minces du fait des désaccords qui s’installent parmi les chefs catholiques: Charles IX, jaloux des succès de son frère, s’attarde à mener des sièges çà et là. Coligny s’échappe et reconstitue ses forces dans la région d’Agen et de Mon- tauban, autre centre vital de la Réforme. La guerre traîne; des conversations s’engagent en hiver 1569-1570, en vain! La guerre reprend et Coligny met en œuvre un vaste plan offensif qui amène en Bourgogne et dans la vallée de la Loire les troupes du Midi. Dans l’Ouest, les huguenots de La Rochelle donnent la main aux révoltés des Pays-Bas, les «Gueux de mer». A la cour, les Guise poursuivent leur avantage. Finalement, Catherine se détourne de l’alliance espa­gnole et signe un armistice. Le 8 août 1570, la paix est conclue à Saint-Germain. Elle assure aux protes­tants la liberté de conscience et la liberté de culte, sauf dans un rayon de dix lieues autour de Paris. De plus, grave innovation, les protestants obtiennent, pour deux ans, quatre places de sûreté: La Rochelle, Montauban, La Charité et Cognac. Est-ce un retour à la politique de conciliation? En tout cas, Philippe II est fort mécontent et le pape s’afflige de l’affront subi par le catholicisme.

     

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