• La roseraie départementale de l'Haÿ les Roses

    La roseraie départementale de l'Haÿ les Roses

    Quinze hectares pour une reine

    Le jardin de rosiers fut créé en 1892 par un homme d'affaires passionné de rosés, Jules Gravereaux. Celui-ci acquit la propriété en face du parc de
    Sceaux avec l'intention d'y reconstituer la roseraie de la Malmaison et de représenter toutes les espèces de rosés possibles. Le catalogue qu'il fit imprimer
    en 1900 comprenait 3 000 variétés de rosés. À la mort de Jules Gravereaux, la famille poursuivit l'oeuvre entreprise jusqu'à ce que le
    département de la Seine rachète la roseraie. Il s'attache à sauver et enrichir ses collections par l'introduction de variétés nouvelles choisies d'après
    les concours nationaux et internationaux. En 1980, un jardin de rosiers Floribunda et Polyantha est créé dans le parc de 13 hectares adjacent à la
    roseraie. L'ensemble est conçu de manière à ce que, en parcourant ses allées, on suive toute l'histoire de la fleur. Les variétés sont regroupées en
    plates-bandes séparées par des bordures de buis. La promenade commence par la Roseraie de Madame, où se trouvent rassemblées les fleurs à bouquet.
    L'allée de l’histoire de la Rosé depuis la rosé sauvage jusqu'aux plus belles rosés obtenues, de nos jours, par hybridation lui succède. Viennent
    ensuite la collection horticole ancienne et les rosés galliques, les plus parfumées que l'on connaisse. On voit aussi les rosés que l'impératrice Joséphine
    cultivait à la Malmaison, comme l'énorme rose-choux. Une allée est consacrée aux rosés orientales et asiatiques, une autre aux rosés
    horticoles étrangères. Il faut aussi voir la roseraie décorative et ses pyramides de fleurs et la collection de nouvelles rosés françaises. La roseraie est à
    l'apogée de sa splendeur en juin. Elle se visite tout le printemps et l'été, et, certains soirs de la semaine, en nocturne.

    La reine des fleurs

    Grimpante, arbustive ou sarmenteuse, la rosé passe par toutes les couleurs sauf le bleu. Sa robustesse, sa floraison étalée de juin aux premières
    gelées, justifient sa présence dans tous les jardins et la place de choix qu'elle y occupe en raison de sa beauté et de son parfum incomparable. La
    plus courante (rosa gallica) dérive d'espèces sauvages européennes, comme l'églantier, qui ne fleurissent qu'une seule fois. En 1789, furent
    introduites en France des espèces orientales, la rosé du Bengale et la rosé à odeur de thé, toutes deux remontantes. Par croisement, elles
    ont donné les «hybrides de thé» et «hybrides de pernet». D'Orient vinrent aussi le rosier multiflore et le rosier Wichura, grimpants, qui
    allaient être le point de départ des polyanthas et des espèces sarmenteuses.

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