• La prise d’Orléans par Jeanne d’Arc - 1429

    La prise d’Orléans par Jeanne d’Arc - 1429

    Envoyée par le «Roi du ciel»

    En 1428, les Anglais décident de percer sur la Loire, en direction de Bourges où réside Charles VII. Pour cela, il leur faut prendre Orléans, la ville du duc Charles, prisonnier en Angleterre. Elle est défen­due par Jean, bâtard d’Orléans, et par Raoul de Gaucourt. Elle compte une garnison nombreuse et une bonne artil­lerie. Les chefs anglais Talbot et Suf- folk décident d’organiser le blocus d'Orléans. Par manque d’effectifs, ils sont obligés de disperser leurs hommes dans des bastilles élevées autour de la ville, ce qui rend le blocus imparfait. Cependant, Charles VII souffre de ses échecs politiques, diplomatiques et mili­taires, ainsi que des querelles de ses con­seillers; ce découragement gagne les Orléanais; mais ils apprennent qu’une jeune fille venue de Lorraine, se disant envoyée par Dieu pour délivrer leur ville, se rend à Chinon, chez le roi (février 1429). Le 25 février, Jeanne est admise à voir Charles VII qu’elle reconnaît au milieu de ses courtisans. Elle lui demande des hommes, des armes et des chevaux pour délivrer Orléans. Elle finit par recevoir l’équipement d’un capitaine banneret et une suite. Elle est autorisée à rejoindre une armée de secours en formation à Blois. Dans une lettre adressée au roi d'Angleterre, à Bedford et aux chefs militaires qui commandent devant Orléans, elle les somme, au nom du «Roi du ciel», de lever le siège de la ville et de regagner l’Angleterre. Cela n’impressionne guère les Anglais. Le 29 avril, Jeanne pénètre dans Orléans à la tête de l’avant-garde de l’armée de secours. La population l’accueille avec enthousiasme. Le reste de l’armée arrive le 4 mai. Sans même consulter la Pu- celle, les capitaines français donnent l’assaut à la bastille Saint-Loup. Le len­demain, ils tiennent conseil sans Jeanne. Toutefois, celle-ci joue un rôle incontes­table dans les assauts victorieux contre les Augustins et les Tourelles. Le 8 mai, les Anglais doivent lever le siège. Pour­suivis, ils perdent Jargeau (12 juin) où Suffolk est fait prisonnier, puis Beau- gency. Une armée de secours est défaite à Patay (18 juin). Talbot est pris. Désor­mais, les événements prennent un tout autre tour. Certes, la valeur des chefs de guerre français, la mort de Salisbury tué par un boulet, l’épuisement des Anglais, ont pesé lourd dans la victoire. Mais il est également certain que l'action de la jeune Lorraine, âgée de 17 ou 18 ans, n'a pas d'équivalent dans l'Histoire. Les habitants d'Orléans, les soldats qui l’ont vue combattre, le roi lui-même, lui ont attribué tout le mérite du succès. Ainsi débute sa légende.

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