• La fin de la Révolution - 4 septembre 1797-9 novembre 1799

    La fin de la Révolution - 4 septembre 1797-9 novembre 1799

    Recours au césarisme

     

    Par le coup d’Etat de Fructidor (4 sep­tembre 1797), le Directoire s’était dé­barrassé des opposants de droite: les Assemblées sont épuisées, les directeurs Barthélémy et Carnot, jugés réaction­naires, remplacés par deux hommes plus sûrs, François de Neufchâteau et Merlin de Douai. Une nouvelle Terreur com­mence: le gouvernement fait fusiller les émigrés rentrés et expédie les prêtres à la Guyane. Pour résoudre les problèmes financiers toujours brûlants, le ministre Ramel fait admettre la banqueroute des deux tiers (30 septembre 1797), fort mal vue des rentiers. Le Directoire retrouve pourtant un peu de popularité lorsque le traité de Campoformio, signé par Bona­parte, donne à la France la rive gauche du Rhin. A son retour à Paris, le vain­queur des Autrichiens est acclamé, mais ce héros un peu encombrant est envoyé conquérir l’Egypte. En ce printemps de 1798, un grand nombre de Jacobins sont élus aux Con­seils. Du coup, les directeurs s’inquiè­tent et annulent tout simplement les élections qui leur déplaisent: loi du 22 floréal an VI (11 mai 1798). Un an de répit est donné au gouvernement. Fran­çois de Neufchâteau, directeur sortant, est remplacé par Treilhard. Mais de nouvelles difficultés surgissent. Les annexions du Directoire, la fondation des «républiques sœurs» amènent la for­mation d’une coalition contre la France (Russie, Angleterre, Autriche, etc.). Malgré la loi sur la conscription (5 sep­tembre 1798), la guerre commence mal. Jourdan se fait battre à Stockach, et Championnet, après avoir pris Naples, subit des défaites en Italie. A l’intérieur, la politique de bascule con­tinue. En mai 1799, Rewbell est rempla­cé par Sieyès, mais la gauche, qui ne cesse de vilipender les «pourris», va mener l’attaque. Les Conseils éliminent du Directoire Treilhard, puis Merlin et La Révellière (remplacés par Gohier, Roger Ducos et le général Moulin): cette fois, c’est une victoire des parle­mentaires sur l’exécutif. L’ancienne Montagne resurgit de ses cendres; les Jacobins reconstituent leur club; des lois «terroristes» (emprunt forcé, loi des ota­ges) sont votées. Ces mesures inquiètent d’autant plus l’opinion que la chouanne­rie se réveille et que les «chauffeurs» ter­rorisent les paysans. Une fois de plus, un «coup de balai» s’impose, mais le Directoire, mené par Sieyès, veut s’appuyer sur la force armée. Joubert, sur lequel il compte, est tué à Novi. Les victoires de Masséna à Zurich et de Brune en Hollande vont heureusement changer la situation. Sur ces entrefaites, Bonaparte arrive d’Egypte: le sabre recherché par Sieyès est enfin trouvé et le coup d’Etat de Brumaire met fin au Directoire (9 novembre 1799). Cette fois, la Révolution est terminée.

     

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