• La Convention thermidorienne - Juillet 1794-octobre 1795

     

    La Convention thermidorienne - Juillet 1794-octobre 1795

    Sur les ruines de la Terreur

    Robespierre abattu, l’ère de la Conven­tion thermidorienne commence. Les vainqueurs de 1’« Incorruptible» prennent en main, avec les modérés de l’Assem- blée, les destinées du pays. La réaction thermidorienne se fait sentir avec la diminution des pouvoirs des Comités de Salut public et de sûreté générale, la transformation, puis la suppression du Tribunal révolutionnaire, la fermeture du club des Jacobins. La Commune de Paris est remplacée par douze munici­palités d’arrondissement. Les églises catholiques sont rouvertes au culte. On pourchasse les plus virulents Monta­gnards; Carrier et Fouquier-Tinville passent en jugement (ils seront guilloti­nés). Cependant, de graves difficultés subsis­tent; le gouvernement est divisé et insta­ble, la suppression du «maximum» a accéléré la chute de l’assignat, les den­rées se raréfient et, dans le peuple, la misère grandit, aggravée par un hiver rigoureux. Tandis que profiteurs et agioteurs s’enri­chissent, que la jeunesse dorée — «mus­cadins» et «Merveilleuses» — affiche un luxe éhonté, des foules affamées récla­ment du pain. Les émeutes parisiennes des 12 germinal et 1er prairial an III (1er avril et 20 mai 1795) sont durement ré­primées: les derniers Montagnards sont condamnés à la déportation. Malgré le traité de La Jaunaye, conclu avec Cha- rette (17 février 1795), les royalistes relèvent la tête. Le débarquement man­qué de Quiberon les arrêtera dans leur élan. Mais une «Terreur blanche» sévit dans le Midi oû les Compagnons de Jéhu et les familles des victimes de l’an II exercent leur vengeance. Des succès diplomatiques permettent cependant au gouvernement de consoli­der sa position. A la suite des victoires de Jourdan et de Pichegru, des pourpar­lers de paix ont été entamés. Par les deux traités de Bâle (5 avril et 22 juillet 1795) et celui de La Haye (16 mai), la Prusse, l’Espagne et la Hollande se reti­rent de la coalition. Seule, l’Autriche continue la lutte sur le continent. Cependant, un changement de régime s’impose. Les Conventionnels chargent la «commission des Onze» d’élaborer une Constitution nouvelle. Mais avant de l’adopter, ils publient le «décret des deux tiers» (5 fructidor an III, 22 août 1795), décidant que les deux tiers des futurs députés devraient obligatoirement être choisis parmi les représentants sor­tants. Ce décret provoque l’insurrection royaliste du 13-Vendémiaire (5 octobre 1795), matée par Bonaparte. Entre­temps, la Constitution de l’an III et le décret des deux tiers ont été approuvés par un plébiscite et la Convention se sé­pare le 26 octobre pour faire place au Directoire.

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