• L’assassinat de Marat - 13 juillet 1793

    L’assassinat de Marat - 13 juillet 1793

    Un martyr de la Révolution

     

    Le 2 juin 1793, les Girondins sont pros­crits; depuis longtemps, ils étaient atta­qués par Marat qui dirige à Paris le jour­nal L’Ami du peuple. Jean-Paul Marat, né en 1743, a fait de fortes études. Il a publié de nombreux ouvrages scientifiques et politiques à la suite de ses voyages à travers toute l’Europe. Avant 1789, il était le médecin personnel du comte d’Artois, le futur roi Charles X. Il est violent, nerveux, et souffre de dermatoses. Dès le début de la Révolution, il se montre farouche ennemi de la famille royale et de tous les contre-révolutionnaires; il est souvent pourchassé, obligé d’écrire en secret ses articles virulents. Mais, après la destitu­tion du roi le 10 août 1792, L’Ami du peuple est très lu et Marat devient dépu­té de Paris à la Convention. Les Giron­dins de tendance modérée le font tradui­re devant le Tribunal révolutionnaire pour appel au meurtre; acquitté, il fait alors arrêter les Girondins; quelques- uns d’entre eux peuvent néanmoins s’enfuir, notamment en Normandie. C’est par eux qu’une jeune fille de Caen, Charlotte Corday, âgée de 25 ans et petite-nièce de Corneille, entend parler de la Révolution et de ses excès. S’exal­tant, elle pense que la mort de Marat marquera le retour de la liberté et de la justice; elle espère aussi devenir sem­blable aux héroïnes que son ancêtre campa dans ses tragédies. Le 9 juillet 1793, Charlotte Corday part pour Paris où elle arrive le 11 ; le 12, elle écrit à Marat pour lui demander une entrevue sous prétexte de lui donner des renseignements sur la situation en Nor­mandie; le 13, elle achète un couteau qu’elle cache sous son fichu et se rend chez Marat, rue des Cordeliers. Elle tente deux fois d’entrer, sans succès; le soir enfin, elle parvient à pénétrer dans la chambre du tribun. Celui-ci est dans sa baignoire, occupé à corriger, sur une planche, les épreuves d’un article. Charlotte approche et lui plonge son couteau dans la poitrine, le tuant sur le coup. Aussitôt arrêtée, la jeune femme ne manifeste ni crainte ni remords. Conduite d’abord à la prison de l’Abbaye, elle est transférée le 16 juil­let à la Conciergerie et, le 17, traduite devant le Tribunal révolutionnaire; son avocat est Chauveau-Lagarde, qui dé­fendit Marie-Antoinette. Charlotte est condamnée à mort et guillotinée place de la Révolution, aujourd’hui place de la Concorde. Le 21 septembre 1794, on transporte le corps de Marat au Panthéon; on l’en retirera en 1795, passé les excès de la Terreur.

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