• Joinville - Vers 1225-1317

    Joinville - Vers 1225-1317

    Le biographe de Saint Louis

    Jean de Joinville naît au château de ce nom, au nord de la Champagne, vers mai 1225. Sa famille, connue depuis le début du XIe siècle, s’affirme dans l’orbite de la maison de Brienne, puis contracte de brillantes alliances. A par­tir du milieu du XIIe siècle, son chef est sénéchal de Champagne. Cette dignité échoit à Jean de Joinville en 1239, lors­qu’il atteint sa majorité féodale; il a, en effet, perdu son père très jeune. Accom­pagnant son seigneur Thibaud, comte de Champagne, puis roi de Navarre, Joinville fait la connaissance du jeune roi Louis IX à Saumur, en 1241. Il l’accompagne à Poitiers puis, l’année suivante, à l’expédition contre les ba­rons poitevins révoltés. Fait chevalier en 1245, Joinville se croi­se comme le roi. Avec ses parents et ses amis, il gagne l’Egypte en 1248 et prend part à toutes les opérations de la croisa­de: il se montre très courageux mais aussi plein de bon sens. 11 échappe à la défaite de la Mansourah, mais est captu­ré avant d’avoir pu regagner Damiette où le roi doit capituler. Après rançon, il est libéré avec son souverain. Le voyage vers Acre est à l’origine de l’amitié pro­fonde qui liera désormais les deux hom­mes et de la vénération de Joinville pour le roi. Celui-ci demeure quatre ans en Terre sainte avec son dévoué vassal; il en fait son conseiller le plus écouté. Joinville regagne ensuite ses terres pour y remettre de l’ordre. Il va souvent à la cour en compagnie du comte Thibaud V, gendre du roi. Resté veuf en 1260, avec deux enfants, Joinville se remarie dès 1261 avec Alix de Reynel dont il a encore six enfants. Malade en 1267, il n’accompagne pas Louis IX à la croisa­de où le souverain trouvera la mort. Le décès du roi n’empêche pas Joinville de fréquenter la cour. Le roi Philippe le Hardi l’écoute volontiers. A nouveau veuf en 1290, Joinville vit retiré dans son domaine, n’allant à Paris qu’aux grandes occasions mais ne négligeant pas ses devoirs militaires. Il participe notamment aux guerres de Flandre. Vers 1304, à la demande de la reine Jeanne de Navarre, femme de Philippe le Bel, il commence à dicter ses souve­nirs dont la rédaction est terminée en 1309, bien avant qu’il ne meure, nona­génaire, le 24 décembre 1317. L'Histoire de Saint Louis, rédigée un demi-siècle après les faits, est un livre de Mémoires plus qu’un ouvrage histori­que. C’est un témoignage de piété à l’égard d’un roi qu’on a canonisé en 1297. Mais ces petits récits bien menés, ces scènes colorées, évoquées avec une grande sensibilité, n’en ont pas moins une grande valeur littéraire.

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