• Gustave Flaubert - 1821-1880

    Gustave Flaubert - 1821-1880

    Pessimiste et méticuleux

    Gustave Flaubert naît à Rouen en 1821. Son enfance s’y déroule dans le cadre austère de l’Hôtel-Dieu dont son père est médecin-chef et chirurgien. Gustave Flaubert fréquente ensuite le lycée local où il accomplit des études brillantes. Il se tourne déjà vers une carrière littérai­re, composant des récits fantastiques imprégnés d’une exaltation encore toute romantique. Les grands thèmes que l’écrivain développera dans sa maturité sont déjà présents dans ces œuvres de jeunesse. A 16 ans, il s’éprend d’Elisa Schlésinger, une femme mariée, son aînée de quinze ans; il nourrit pour elle une passion qui inspirera plusieurs de ses œuvres. Après le baccalauréat, Flaubert entre­prend à Paris des études de droit qui ne l’enthousiasment guère. Une maladie nerveuse le contraint à se retirer dans la propriété familiale de Croisset, sur les bords de la Seine, qu’il ne quittera plus qu’à l’occasion de quelques voyages. Après la perte de son père et de sa sœur, il y vit en compagnie de sa mère et d’une nièce orpheline. Dans cette retraite nor­mande, Flaubert se consacre avec mé­thode et acharnement au métier d’écri­vain; il peint la réalité avec une exactitu­de méticuleuse, en s’appuyant sur une documentation colossale. Au retour d’un voyage en Egypte, il passe plus de quatre ans à composer Madame Bova­ry. Il prête à son héroïne quelques traits de la poétesse Louise Colet avec laquel­le il a noué un liaison orageuse. Le roman paraît dans la Revue de Paris en 1856; il vaut à l’auteur de comparaître devant un tribunal en raison du réalisme de certaines scènes. Finalement, Flau­bert est acquitté; son procès l’a rendu célèbre. Il visite la Tunisie où il recueille les éléments de Salammbô, «étude anti­que» publiée en 1862. Après sept années d’un travail acharné paraît L’Education sentimentale qui ne rencontre pas le succès escompté. L’écrivain en conçoit une certaine amer­tume. La dernière période de sa vie est assombrie par la perte de sa mère et de ses meilleurs amis: le poète Bouilhet, Sainte-Beuve, Goncourt et George Sand avec laquelle il entretenait une corres­pondance suivie. Il récrit cependant une œuvre de jeunesse qui prend finale­ment le nom de Tentation de saint Antoine; il publie aussi ses Trois Contes (1877). La mort le surprend pendant la rédaction de Bouvard et Pécuchet qui reste inachevé. Flaubert, fortement marqué par la cul­ture positiviste, s’est vite dégagé des outrances romantiques de sa jeunesse. Par un exceptionnel effort de volonté, il a discipliné son tempérament fougueux pour acquérir le réalisme et l’objectivité convenant à sa vision scientifique de la vie, qu’il appelle «le coup d’œil médi­cal»; il s’est donné des règles esthétiques rigoureuses, recherchant la perfection formelle dans un style extrêmement châ­tié. C’est pourquoi, malgré les longues années de labeur qu’il a consacrées à son art, il a laissé une œuvre assez mince.

    « La bataille d’«Hernani» - 25 février 1830Alfred de Musset - 1810-1857 »

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