• Charles Gounod - 1818-1893

     

    Charles Gounod - 1818-1893

    Un succès longtemps différé

    Charles Gounod naît à Paris en 1818, dans une famille d’artistes. Son père est un peintre renommé. Sa mère est une pianiste remarquable qui l’aide à décou­vrir l’univers de la musique dès sa ten­dre enfance. Après des études secondai­res au lycée Saint-Louis, Gounod est admis au Conservatoire où il étudie sous la direction de Reicha, Halévy et Lesueur. Dès 1837, il obtient un second prix. Deux ans plus tard, il remporte le grand prix de Rome de composition musicale. Il séjourne en Italie jusqu’en 1843 et se passionne pour la musique sacrée en découvrant l’œuvre de Pales- trina. Après avoir visité les hauts lieux européens de la musique, Vienne, Pra­gue, Dresde, Berlin, Leipzig, où il per­fectionne sa connaissance des grands maîtres, Bach, Mozart, Beethoven, et se lie avec Mendelssohn, Gounod rentre à Paris où il est nommé organiste et maître de chapelle à l’église des missions étrangères. Il étudie la théologie, com­pose de la musique religieuse et, pendant quelque temps, songe même à entrer dans les ordres. Ce n’est qu’en 1847 qu’il se tourne définitivement vers la musique. Malgré les commentaires flatteurs de Berlioz, ses premières œuvres ne sont guère appréciées d’un public surtout épris de musique italienne et des mélo­dies faciles de Meyerbeer. Gounod sacrifie au goût du jour et écrit pour la scène, seul moyen de se faire un nom. Le succès tarde cependant à venir. Ses premiers opéras, Sapho (1851), sur un livret d’Emile Augier, La Nonne san­glante (1854), et une musique de scène pour la tragédie de Ponsard, Ulysse, ne reçoivent pas un accueil favorable. La critique éreinte le compositeur. Ce n’est qu’avec Le Médecin malgré lui (1858) que Gounod acquiert une certaine noto­riété. L’année suivante, il donne Faust, son chef-d’œuvre inspiré de la tragédie de Goethe. En 1864, il compose Mireil­le sur un texte de Frédéric Mistral. Un succès incontestable couronne enfin Roméo et Juliette, en 1867. Pendant la dernière période de sa vie, Gounod se consacre presque exclusive­ment à la musique religieuse. Il compose plusieurs grandes messes (messe solen­nelle de Sainte-Cécile, messe A la mé­moire de Jeanne d’Arc), des motets et des oratorios (Les Sept Paroles du Christ, Rédemption, Mors et Vita). Il meurt à Paris en 1893. Gounod a renouvelé la mélodie françai­se. Il a su retrouver une véritable simpli­cité et un naturel que ses contempo­rains, fascinés par les outrances de l’ita­lianisme, n’apprécièrent que tardive­ment. Paradoxalement, certaines de ses partitions sont tombées dans l’oubli en raison des concessions qu’il a faites au goût de l’époque. Si sa musique religieu­se n’est plus guère jouée, nombre de ses opéras sont repris avec bonheur sur les scènes d’aujourd’hui.

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