• Blaise Pascal

    La pensée la plus élevée du Grand Siècle

     Né à Clermont-Ferrand, éduqué par son père Etienne Pascal, magistrat considéré et très cultivé, Biaise est un enfant «sur- doué». A 11 ans, il assimile seul les trente-deux propositions d’Euclide et compose un traité des sons; à 16 ans, il publie un Essai pour les coniques, qu’apprécient Descartes et Leibniz; à 17 ans, il conçoit sa machine arithmétique, ancêtre de notre machine à calculer; entre 20 et 23 ans, il renouvelle les expé­riences de Torricelli sur le vide et dé­couvre la pesanteur de l’air. Toute sa vie, il poursuit ses travaux scientifiques (calcul des probabilités, traité sur le vide, problème de la cycloïde).

     Les relations de son père l’initient très jeune à la littérature, au théâtre, à la vie intellectuelle parisienne. Au cours de sa «période mondaine», Pascal s’est lié avec les esprits «avancés» de son temps, les libertins, comme le chevalier de Méré, le duc de Roannez, des Barreaux...

     A partir de 1646, avec les siens, il entre en contact avec les jansénistes et se sent attiré par leur doctrine; sa sœur Jacque­line, la cadette de la famille, entre, en 1652, au couvent de Port-Royal. Pascal traverse alors une crise spirituelle; le monde qu’il continue à fréquenter lui inspire un dégoût grandissant. Dans la nuit du 23 au 24 novembre 1654, dans une illumination intérieure extatique, il décide que rien ne compte que l’apparte­nance à Dieu. Il fait retraite, en 1655 et en 1656, chez les «solitaires» des Gran­ges, à Port-Royal des Champs.

     Entre 1656 et 1657, au moment où les querelles religieuses s’enveniment, il prend la défense du jansénisme en rédi­geant Les Lettres provinciales. Signées «Louis de Montalte», ces dix-huit Let­tres ont un retentissement considérable. Elles sont mises à l’index par l’Assem- blée du clergé qui vient précisément, en 1657, d’imposer aux religieux la signa­ture du «formulaire» condamnant la doctrine de Jansénius.

     Dès 1659, la santé précaire de Pascal commence à s’altérer gravement; à force de volonté, il persévère néanmoins dans ses pratiques d’humilité et de cha­rité. Il vit presque dans le dénuement. Il meurt à Paris, chez sa sœur Gilberte Périer, à 39 ans. E avait en projet un important ouvrage de théologie, acte de foi et de raison dans le christianisme. A cet effet, il prenait quantité de notes; certaines parties du livre étaient déjà ré­digées. Ce sont ces notes et fragments qui, réunis après sa mort, constituent Les Pensées de Pascal. Tous les écrits de ce dernier, religieux ou pamphlétai­res, présentent la même perfection clas­sique qui en fait des modèles de prose française. Savant mathématicien, physi­cien génial, philosophe moraliste, Pas­cal, par la gravité pathétique de son ton et la profondeur de sa réflexion, se situe au premier rang des penseurs de son temps. Il a médité en «moderne» sur des thèmes toujours actuels.

     

    « François RudeBernardin de Saint-Pierre »

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