• Aristide Briand

     

    Aristide Briand

    Le «pèlerin de la paix»

    Le 30 juin 1930, Aristide Briand décide d’évacuer la Rhénanie quatre ans avant la date prévue. Le même jour, il fait par­venir à vingt-sept gouvernements euro­péens un mémorandum sur l’organisa­tion d’un régime d’union fédérale euro­péenne. Mais en 1931, lors des élections à la présidence de la République, les parlementaires lui préfèrent le nationa­liste Paul Doumer. Briand, prix Nobel de la paix en 1926, meurt en 1932, âgé de 70 ans.

    Aristide Briand s’illustre d’abord dans le journalisme; il dirige L’Ouest républi­cain, avant d’entrer dans La Lanterne où il rédige une rubrique des travail­leurs. En 1901, il est secrétaire du parti socialiste, dont il est, avec Jaurès, le cofondateur. Il pense que la grève géné­rale est seule à même d’assouplir les positions du patronat. Mais, peu à peu, il semble s’orienter vers une attitude ré­formiste. En 1901 toujours, il atteint à la notoriété pour avoir défendu et fait acquitter un antimilitariste, G. Hervé. Ce succès lui vaut d’être élu député de Saint-Étienne (1902), siège qu’il conser­ve jusqu’en 1919. Il interpelle le gouver­nement au sujet de la mort d’un mineur tué lors d’une grève. Puis, en 1905, la loi Briand est promulguée; celle-ci restreint les privilèges du clergé, bien que son rapporteur refuse d’y voir «un pistolet braqué contre l’Eglise». Briand quitte la S.F.I.O. pour accéder au ministère de l’instruction publique et des Cultes (1906). Il n’obtient pas moins de vingt- cinq portefeuilles successifs, entre autres Instruction publique, Beaux-Arts, enfin

    Justice sous Clemenceau (1906-1909) et sous Poincaré (1912-1913), Affaires étrangères sous Painlevé, Poincaré, Tar­dieu, Chautemps, Steeg et Laval; il est ministre presque constamment de 1915 à 1932 et, à onze reprises, président du Conseil.

     

    Sa carrière présente quelques paradoxes: ainsi, en 1909, avec l’appui des socia­listes, il suggère de remplacer le scrutin d’arrondissement par le scrutin propor­tionnel. Pourtant, en 1910, il n’hésite pas à briser la grève des cheminots. Mais c’est surtout son activité en faveur de la paix qui l’a rendu célèbre. Lui qui a fait voter la loi sur le service militaire de trois ans (1913), qui a patronné l’expédition franco-anglaise de Salo- nique (1915), il cherche en vain un accord à l’amiable avec l’Allemagne (1917); lui qui s’est montré partisan des sanctions (1921), il accepte de discuter un moratoire (1922). En 1925, il symbo­lise P«esprit de Genève». Il parvient à discuter avec Stresemann, ministre alle­mand des Affaires étrangères, et, en 1928, lance le pacte Briand-Kellogg qui met la guerre «hors la loi».

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