• Accueil - Histoire d'une passion

    Qui n'aime pas les histoires ?

    Ce sont les petites histoire qui font la grande. Régalez vous avec ces morceaux choisis.

    Vous avez des histoires ? Contactez moi que l'on partage !

  • Saint Jean de Maurienne

    Le pouce de saint Jean-Baptiste

    Les forgerons mérovingiens, puis les agriculteurs et commerçants ligures élirent ce site au confluent de l'Arc et de l'Arvan, sous le massif du Grand
    Chatelard (2 148 m). Mais c'est au vie s. que la petite cité de la vallée de la Maurienne prit une réelle importance : une jeune chrétienne, sainte
    Thècle, rapporta d'Alexandrie le pouce — ou trois doigts — de saint Jean-Baptiste. Dès lors, les reliques attirèrent les pèlerins et incitèrent à
    bâtir une première église, au ixes., dont subsiste une crypte. La cathédrale romane actuelle date du xies. pour le gros oeuvre. À l'époque ses
    hauts murs étaient surmontés d'un plafond en bois de mélèze ; seule l'abside était voûtée en cul-de-four. Le choeur, construit à la fin du xves.
    dans le style gothique flamboyant, abrite un ensemble de 82 stalles du xve s. dues au Genevois Pierre Mochet. Sur leurs hauts dossiers alternent les
    apôtres, les prophètes et les saints populaires dans la région, tous portant un phylactère. Sous les sièges, les miséricordes sont ornées de motifs
    sculptés. À gauche du maître-autel, un splendide ciborium gothique en albâtre est creusé de niches peuplées de statues. Dans le très beau cloître
    où alternent le tuf et le gypse, on verra un bas-relief représentant la Vision de l'Agneau dans l'Apocalypse. Sur la place de la cathédrale, un grand
    clocher du XIe s. était jadis surmonté d'une flèche de 39 m. À ce clocher était reliée l'église Notre-Dame dont une belle porte romane s'ouvre face à
    la cathédrale. Dans la ville, qui a gardé des vestiges de remparts du XVes., on pourra voir plusieurs maisons anciennes à balcons : la maison
    des Flammes, la maison de Babylone, l'hôtel Saint Georges et ses magnifiques écuries voûtées, l'hôtel de Jérusalem. Foires et marchés y ont gardé
    leur caractère pittoresque. Chaque samedi a lieu un grand marché (place du Marché et place Fodéré), et des foires importantes plusieurs fois dans
    l'année contribuent à l'animation.

    Le Palais épiscopal et le musée —

    L'ouest de la place de la Cathédrale est occupé par l'imposant bâtiment de l'ancien palais épiscopal. Remanié au xvmes. par Mgr de Martiniana, il
    servait de pied-à-terre aux souverains de passage dans la ville. Le premier étage de l'aile nord du palais abrite le musée de Saint-Jean-de-Maurienne.
    On y verra des collections d'archéologie, d'arts et traditions populaires et d'art religieux. Durant l'été s'y ajoutent des expositions à thème sur des
    personnages célèbres de la Maurienne : le docteur Fodéré, fondateur de la médecine légale, le couturier Pierre Balmain ou les explorateurs
    Ambroise et Jules Poncet, qui découvrirent les sources du Nil.


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  • La capitale de l'alpinisme

    Profondément encaissée entre le massif du Mont-Blanc et la chaîne des Aiguilles-Rouges, la vallée de Chamonix est un des camps de base préférés
    de ceux pour qui la montagne constitue un terrain de loisirs privilégié. En 1741, Windham et Pococke, deux jeunes Anglais en mal de paysages
    insolites, découvrent la mer de Glace. Quarante-cinq ans plus tard, le cristallier Balmat et le docteur Paccard atteignent pour la première fois le
    sommet du mont Blanc, suivis un an après par le naturaliste suisse de Saussure. Ce sont ces exploits qui marquent véritablement la naissance
    de Chamonix et qui, à terme, feront de cette vallée perdue la capitale de l'alpinisme et une station de réputation mondiale. Des belvédères sont
    maintenant accessibles par téléphérique ou chemin de fer : devant ces balcons panoramiques se déroulent quelques-uns des spectacles naturels
    les plus grandioses de la planète. Citons tout d'abord le sommet du Brévent (2 525 m), accessible par télécabine puis téléphérique ; en ce point,
    le recul est suffisant pour que le regard embrasse tout le versant français du Mont-Blanc, avec son cortège d'aiguilles et de sommets. Dans ce foisonnement
    minéral, dix sommets dépassent 4 000 m et plus de 60 franchissent la barre des 3 000. Le téléphérique de l'Aiguille duMidi (3 842 m) vous fait
    gravir sans efforts, mais non sans émotions, ces parois vertigineuses; une télécabine prolonge l'aventure au-dessus du glacier de la Vallée
    Blanche, jusqu'à la Pointe Helbronner et la frontière italienne. Quant à la mer de Glace, on n'y accède plus comme autrefois à dos de mulet, mais
    par un chemin de fer à crémaillère qui grimpe jusqu'au sommet du Montenvers (1913 m). Ne manquez pas, à cette occasion, de visiter la grotte de
    glace creusée dans le glacier même. A votre retour dans la vallée, le Musée alpin, logé dans l'ancien Chamonix Palace, vous fera découvrir des
    aspects plus secrets de la vallée, de ses habitants et de leur histoire : c'est la vie quotidienne des chalets d'antan qui vous est décrite, mais aussi la
    grande et longue épopée dont les héros se nomment Balmat, Whymper, Simond, Tairraz, Lachenal, Terray... et qui tous avaient pour
    passion la «conquête de l'inutile».

    Le tunnel du Mont-Blanc

    Les 11,6 km du tunnel du Mont-Blanc, le plus long tunnel routier du monde à l'époque de sa construction, mettent Chamonix à 15 mn de l'Italie.
    Percé de 1959 à 1965, l'ouvrage relie le hameau des Pèlerins, à 1274 m d'altitude, au village d'Entrèves, en Italie, à 1370 m. À son point de passage sous
    l'Aiguille du Midi, 2480 m de roches surplombent la route.


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  • La cathédrale de Saint Denis

    La nécropole des rois de France

    Lorsque l'abbé Suger entreprend la reconstruction de l'abbaye de Saint- Denis en 1122, l'histoire de l'édifice est déjà longue : plusieurs églises ont
    été élevées à l'emplacement où saint  Denis, décapité, a été enseveli en 273. Saint-Denis occupe une place de choix dans l'architecture religieuse
    médiévale : l'ogive, dont l'invention devait transformer de façon radicale les procédés de construction de l'époque, trouve dans cette église (choeur
    au déambulatoire voûté et avant-nef) une de ses toutes premières applications d'ensemble. Le modèle gothique sera ensuite repris et développé en
    Ile-de-France ayant d'essaimer dans toute l'Europe. À l'origine, deux tours encadraient la façade élevée sur les plans de Suger. Au début du siècle
    suivant sa reconstruction (xiiie), une flèche de pierre est dressée sur la tour gauche. Quelques années plus tard, le transept et la nef carolingiens, que
    Suger s'était contenté de rhabiller, sont reconstruits dans le style gothique. Grâce au génie de l'architecte Pierre de Montreuil, le vaisseau
    atteint une ampleur et une majesté remarquables. Endommagée à plusieurs reprises durant la Fronde et la Révolution, la basilique subit au
    début du xixe s. des travaux de restauration tout à fait intempestifs. La flèche, alourdie, est de surcroît frappée par la foudre : il faut l'abattre
    en 1846. Viollet-le-Duc reprendra les opérations, cette fois-ci dans un souci de restitution fidèle. Mais la partie supérieure de la tour gauche n'est
    toujours pas reconstruite

    Les tombeaux
    Saint-Denis, très tôt, a fait office de nécropole des rois de France. Saint Louis, à cette intention, fit représenter, sous forme de gisants, seize de
    ses prédécesseurs. Dagobert, entre autres, doit à sa qualité de fondateur de l'abbaye un tombeau sculpté à double face particulièrement imposant.
    À partir du xive s., les gisants se personnalisent : sans doute procède- t-on alors à partir de l'empreinte du masque mortuaire. La Renaissance
    voit apparaître un nouveau type de mausolée à double représentation : les gisants, très réalistes, occupent l'étage inférieur, tandis qu'à l'étage supérieur
    les personnages sont figurés vivants et agenouillés. C'est le cas, par exemple, des tombeaux monumentaux de Louis XII et Anne de Bretagne,
    d'Henri II et Catherine de Médicis. La cathédrale est donc devenue, au fil des siècles, un véritable musée de l'art funéraire : les tombeaux en cuivre
    émaillé ou repoussé, les dalles et les gisants en pierre polychrome et dorée ou en marbre blanc, les groupes royaux en bronze ou en marbre,
    toutes ces sculptures comptent parmi les chefs-d'oeuvre de la statuaire.


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  • Le musée national des arts africains et océaniens

    Un musée de l'exotisme

    Lorsque l'exposition coloniale de 1931 ferma ses portes, ce vaste bâtiment orné d'un immense bas-relief de Janniot, fut transformé en musée des
    Colonies. En 1960, André Malraux en fit un musée de l'esthétique des arts africains et océaniens, toute la partie ethnographique concernant
    ces régions restant au musée de l'Homme. Il comprend quatre sections : arts africains, arts maghrébins, arts océaniens et aquarium tropical.
    Dès le hall d'honneur on est introduit dans les arts africains sous l'égide de Nimba, déesse de la fertilité en Guinée. Sur le palier du premier étage
    sont exposées des gravures rupestres du Tassili. On pénètre alors dans les galeries de l'Afrique occidentale (Mali, Haute-Volta) où des collections
    de masques des Bambaras du Mali, des Bobo de Haute-Volta, des Baoulé du Ghana, côtoient de remarquables collections de statuettes d'ancêtres du
    peuple Dogon. Dans les galeries de l'Afrique centrale et orientale (Bénin, Nigeria) sont exposées les oeuvres exécutées par les artisans de cour :
    sculpteurs sur bois, perliers, brodeurs. Statues-portraits des rois zaïrois, sculptures Kongo, masques gabonais, forment un extraordinaire
    ensemble d'oeuvres puissantes et fortement imprégnées de magie. Au deuxième étage, les arts maghrébins témoignent d'influences venues d'Espagne
    et d'Afrique. On y voit de nombreux pendentifs et colliers, des collections de broderies et costumes marocains, des bijoux algériens, des
    coffres et poteries tunisiens où s'affirment des influences phéniciennes et byzantines. Enfin, au rez-dechaussée, les salles d'art australien
    abritent un exceptionnel ensemble de peintures sur écorce des aborigènes d'Australie. Ces peintures sont réalisées sur de l'écorce d'eucalyptus avec
    des couleurs naturelles (kaolin, charbon de bois, ocres); c'est un suc d'orchidée sauvage qui sert de fixatif. On verra aussi de très nombreux
    objets usuels provenant d'Océanie.

    L'aquarium tropical

    Situé dans la partie basse du rez-dechaussée, ce merveilleux aquarium unit l'esthétique à l'intérêt zoologique. On y voit tous les poissons d'eau
    douce et d'eau de mer, les reptiles et les amphibiens vivant aujourd'hui dans les régions tropicales et tempérées. C'est, dans les 123 aquariums,
    un ballet de poissons volants, poissons amphibies, poissons électriques, grenouilles à griffes. Au centre, des crocodiles et tortues géantes évoluent
    dans de grands terrariums bordés de plantes tropicales. Une section consacrée aux mammifères marins complète cet espace fort attrayant.
    (293, avenue Daumesnil)


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  • L'église de Louis XIV et le tombeau de l'Empereur

    Le vaste ensemble monumental qui porte le nom des Invalides a été créé en 1670 par ordonnance de Louis XIV dans le but d'accueillir les nombreux soldats blessés à son service. Le plan général des bâtiments, d'un classi­cisme majestueux et sévère, inspiré du palais de l'Escorial près de Madrid, a été dessiné par l'architecte Libéral Bruant (1636-1697). Après avoir tra­versé l'immense esplanade qui s'étend de la Seine jusqu'à la large façade horizontale, on pénètre dans la cour d'honneur par un élégant portail dont le fronton circulaire est orné d'un bas-relief représentant Louis XIV à cheval. L'impressionnante cour cen­trale est entourée de sobres façades à arcades qu'animent, aux angles, quel­ques statues et d'amusantes lucarnes en forme de trophées. Dans les loge­ments, qui abritaient autrefois 7000 pensionnaires, sont installés diverses administrations militaires, le musée de l'Armée et le musée des Plans- Reliefs. La façade méridionale de la cour d'honneur cache l'église Saint- Louis des Invalides, édifice sobre et aéré dû à Libéral Bruant ; une série de glorieux étendards pris à l'ennemi pend de la voûte de cette « église des soldats». En 1677, Jules Hardouin- Mansart (1646-1708) ajouta aux bâti­ments déjà construits une seconde église, ouvrant sur la première, et qui était initialement destinée, croit-on, à devenir la sépulture de Louis XIV. Ornée d'une admirable façade à deux étages de colonnes légèrement avan­cées et d'un dôme à l'italienne qui prend élan sur le quadrilatère relative­ment massif du plan en forme de croix grecque, cette chapelle axiale allie la pureté de l'architecture classique à certaines audaces d'un baroque à peine naissant. C'est à l'intérieur de ce sanctuaire que l'on ramena, en 1840, la dépouille de Napoléon, mort en exil à Sainte-Hélène. L'architecte Joachim Visconti (1791-1853) fut chargé de creuser et d'aménager une crypte susceptible de recevoir le cer­cueil de l'Empereur. L'énorme vide circulaire qu'il a ouvert dans le sol de l'église, juste à l'aplomb de la coupole, et où le monumental tombeau fut placé en 1843, ne manquera pas d'impressionner le visiteur. Sculpté dans une masse de quartzite rouge et reposant sur un double socle de granit, le sarcophage évoque, par ses proportions et son contour simple, la grandeur épique et glacée du rêve impérial. Alentour, tombeaux de Vauban, de Foch, de Lyautey, de Turenne, du roi de Rome et de Jérôme Bonaparte. Dans la chambre de l'Épée, qui fait face à la porte conduisant à la crypte, ont été rassem­blées quelques reliques : un chapeau, l'épée que l'Empereur portait à Aus­terlitz, ainsi qu'une statue du grand homme dans son costume du sacre, des drapeaux et trophées.


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